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Chantal Akerman
1950-2015

Pour Chantal, la Prière juive de Sonia Wieder-Atherton,
filmée par son amie Chantal Akerman

Nous n’avons jamais dit, hélas, à Chantal Akerman combien nous admirions son œuvre.
Même si, après l'audace de Je, tu, il, elle, en 1974, elle cesse de créer des images qui nous font sortir de nulle part, qui écrivent notre propre légende dans notre vie même
(pour paraphraser Monique Wittig).



QUELQUES BONS LIENS :
• Marianne Lambert : « Chantal Akerman est une cinéaste hors format » : ICI
• Chantal Akerman: la mort avait toujours été là, Jean-Michel Frodon : ICI
• Chantal Akerman en cinq films : ICI
• Chantal Akerman (1950-2015) - Intérieur extérieur ICI

L’oraison prononcée par la rabbin Delphine Horvilleur lors des funérailles de Chantal Akerman, le 13 octobre 2015, au cimetière du Père Lachaise : ICI

 

C'était à la mi-février 1987,
Coup de cœur, coup de foudre,
Le ciné-club de la Maison des femmes de Toulouse, non mixte, projetait au Cratère, dans le cadre d'un week-end, « Les Amantes à la menthe »,
le JE, TU, IL, ELLE de et avec Chantal Akerman.
Chantal est entrée ce jour-là dans nos vies, dans nos imaginaires à jamais
avec son petit visage mutin, ses yeux interrogateurs, son corps rond et émouvant, sa voix rocailleuse et chantante, son audace filmique, ses plans et dialogues à nuls autres pareils.
Unique.
Nous avons suivi et été bousculées par son travail, entrecoupé de longues périodes noires et de silence.
Dernière et formidable rencontre, au plus intime, son livre au Mercure de France, Maman rit,
au plus profond de l’humour, du désespoir et de l'amour.
Chantal, tu resteras et nous accompagneras encore puisque sont là tes images et tes mots.
Merci

Irène Corradin, 7 octobre 2015,
cofondatrice du ciné-club de la Maison des femmes de Toulouse (1977-1992) qui programma, bien avant les cinémas de la ville, plusieurs films de la réalisatrice.


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Dernière mise à jour : 21 novembre, 2016