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Colette Capitan
1932-2015


Colette Capitan a fait des études de droit et de sciences humaines. Elle a été chargée de recherche au CNRS à partir de 1962. Elle a été mariée, peu de temps, et a eu deux enfants qu’elle a élevés seule.

Depuis son enfance, elle a été très sensible à la disparition de camarades de classe pendant la guerre. Ce qu’elle ne comprenait pas, et dont personne ne voulait lui parler. Il y a peu de temps, elle parlait encore d’une camarade de classe, qu’elle avait identifiée plus tard comme juive, qui avait disparu brutalement un jour. Ce n’est donc sans doute pas un hasard si ses premières recherches ont porté sur l’extrême droite et l’antisémitisme en France. Sa thèse s’intitule : Charles Maurras et l’idéologie d’action française (publiée au Seuil, 1972). Elle s’est ensuite tournée vers l’histoire et l’analyse de la Révolution française et l’exclusion des femmes du projet émancipateur : La Nature à l’ordre du jour 1789-1793 (Kimé, 1993). Elle a évidemment écrit un bon nombre d’articles sur ces deux sujets de recherche.

Elle a fait partie du collectif de rédaction de la revue Questions féministes dès le premier numéro en 1977 et était avec les lesbiennes radicales du collectif lors du conflit.

C’était une personne un peu contradictoire (mais qui ne l’est pas), très cultivée, adorant la littérature et la peinture, ayant beaucoup d’humour, et très fidèle en amitié.

Claire Michard, novembre 2015

Lire le compte rendu de lecture de La Nature à l’ordre du jour 1789-1793, par Annie Geffroy ICI



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Dernière mise à jour : 9 décembre, 2015